DÉCLARATION DE LA FÉDÉRATION DE L’INDRE DU PCF
Gaza : Le PCF appelle à des sanctions contre Israël
Depuis plusieurs jours, l'armée israélienne a intensifié bombardements et incursions sur le territoire palestinien de la bande de Gaza, causant la mort de plusieurs civils Palestiniens, dont des enfants. Nul n'a oublié les massacres perpétrés par la même armée israélienne lors de l'offensive « Plomb Durci » de 2008-2009, se soldant par la mort de près de 1500 Palestiniens. Les mêmes prétextes avaient été invoqués par le gouvernement israélien pour justifier cette attaque meurtrière.
Le PCF exprime son émotion et sa totale condamnation devant l'agression israélienne à Gaza.
Il appartient aux autorités françaises d'intervenir d'urgence auprès du gouvernement israélien afin d'obtenir l'arrêt immédiat de cette offensive militaire meurtrière, et que cessent les assassinats ciblés de responsables palestiniens.
En annonçant le doublement du budget national pour la colonisation, en programmant 1200 nouveaux logements essentiellement dans les colonies de Jérusalem-Est, en allant jusqu'à menacer l'Autorité palestinienne de liquidation, le gouvernement israélien a pris une lourde responsabilité. Une fois encore, dans une impunité garantie, il attise les tensions et la violence en s'engageant dans une escalade de la provocation et dans une brutale logique de force. Les populations civiles doivent cesser de payer le prix d'une telle politique.
Il est consternant que l'Union européenne, les pays européens et en particulier la France puissent encore tolérer, de la part des autorités de Tel Aviv, un tel mépris du droit et une telle volonté de poursuivre la spoliation du peuple palestinien, l'occupation militaire de la Palestine et le blocus de Gaza.
Le PCF appelle à des sanctions françaises et européennes contre Israël jusqu'à ce que cet État accepte de respecter les résolutions de l'ONU. La France devra soutenir la résolution palestinienne présentée le 29 novembre prochain au vote de l'Assemblée générale des Nations-Unies pour que la Palestine voit son statut rehaussé pour accéder à celui d'État observateur.
La fédération de l’Indre du PCF est disponible pour rechercher avec toutes les organisations et citoyens qui le voudront les moyens de la riposte la plus large pour que cesse les crimes sur le peuple Palestinien et que soit levé le blocus sur Gaz et que soit reconnu l’État Palestinien.
Session du Conseil régional des 23 et 24 octobre
Changer pour que rien ne change !!!
Tardivement, les élus régionaux avaient à se prononcer sur trois vœux, un contre le plan de restructuration de la Banque de France, un contre les licenciements boursiers, un contre les cadeaux fiscaux pour les agro-carburants de première génération.
Le groupe Communiste - Front de gauche (C-FDG) a reçu il y a quelques semaines une délégation de l’intersyndicale de la Banque de France (BDF), mobilisée contre le plan de restructuration prévu par le gouverneur. Les conséquences dans la région Centre sont importantes, fermetures de caisses de Chartres, Orléans, Blois et Bourges, centralisation de la gestion des dossiers de surendettement et du traitement des bilans, suppression d’emploi…
Le groupe a donc présenté un vœu pour demander un moratoire contre ce plan et l’ouverture d’un dialogue entre usagers, syndicalistes et autorités de la BDF, vœu soutenu par le groupe EELV. Le groupe socialiste a voté également ce vœu, car il s’agit d’un plan prévu par le gouverneur et non le gouvernement…
Le moment le plus comique a été le vote du vœu cosigné par les groupes C-FDG et EELV contre les licenciements boursiers. Depuis la rentrée, les plans sociaux rythment notre quotidien et la situation continue donc à se dégrader. C’est le cas notamment avec des entreprises régionales, Doux, Sanofi, Ethicon… Ces licenciements boursiers consistent en la fermeture d’une activité par une entreprise, non pas parce qu’elle lui fait perdre de l’argent mais parce qu’elle n’est pas suffisamment rentable.
Dans ce vœu, les élus demandaient au Parlement de voter en urgence un texte visant à interdire les licenciements boursiers et imposer aux entreprises qui ont bénéficié d'aides publiques de rembourser ces aides lorsqu’elles mettent en œuvre de tels licenciements. Rien d’anormal car il a été rappelé que l’ensemble des sénateurs de gauche avaient voté une telle loi, proposée par le groupe communiste sous la précédente majorité, rejetée par la droite.
Retournement de situation, le groupe PS explique qu’il ne vote pas le vœu précisant que le gouvernement a changé et qu’il faut l’aider, expliquant qu’une telle loi est compliquée à mettre en œuvre… Le vœu est donc rejeté par le groupe PS.
Les salariés concernés seront heureux d’apprendre que les socialistes veillent à leurs emplois… et une fois de plus, les pigeons ne sont pas ceux qu’on croit !
Il en a été de même lors du vœu contre les cadeaux fiscaux pour les agro-carburants de première génération présenté par le groupe EE les Verts qui demandaient la suppression de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétique, seul les groupe C.FDG et EE les Verts l’ont voté, le groupe PS votera contre.
Sur ces trois amendements Droite et FN ne prendront pas part au vote.
Locaux syndicaux : déclaration du Front de gauche
Alors qu’un recours, certes non suspensif, contre le jugement qui ordonne l'expulsion des unions départementales CGT, CFDT et FO est en cours et alors que le gouvernement s’est engagé à statuer par la loi sur le logement gratuit des organisations syndicales, Monsieur MAYET, Maire de Châteauroux, a décidé de demander à faire procéder à l’expulsion des syndicats CGT, CFDT et FO des locaux qu’ils occupent actuellement.
Le Front de gauche et ses élus sont scandalisés par une telle démarche.
Depuis son arrivée aux commandes de la politique municipale, Monsieur MAYET ne cesse de mettre en œuvre une politique ouvertement antisyndicale. Il poursuit un combat patronal d’arrière-garde qu’il menait déjà avec ses pairs de l’Union Patronale de l’Indre avant son élection à la mairie.
En affaiblissant et en décrédibilisant les organisations syndicales, ce combat vise à faire passer la politique d'austérité et à livrer les travailleurs aux mains du grand patronat.
Tout est bon : remise en question de la représentativité, refus permanent du dialogue social, dénigrement de l'action syndicale, remise en question de l'utilité même des syndicats.
Le Front de gauche rappelle que l’exercice du droit syndical est un droit constitutionnel et fondamental et à ce titre il doit être respecté par tous les élus de la nation.
Il rappelle aussi que de nombreuses avancées sociales n'ont eu lieu que grâce aux syndicats, aux travailleurs qui y ont milité, avancées qui ne l'oublions pas ont profité à tous !
Il rappelle enfin que les syndicats sont le seul moyen dont disposent les salariés pour s’organiser solidairement, défendre leurs intérêts professionnels, sociaux et moraux et que ce sont bien les syndicats qui les représentent dans la plupart des instances publiques et professionnelles.
Donc, les syndicats, contrairement à ce que souhaitent certains, ne sont pas des organisations corporatistes cherchant à préserver des privilèges, mais sont le « bien commun des travailleurs » et un des éléments fondamentaux de ce qui reste de social dans notre République.
La mise à disposition gracieuse de locaux dans notre ville est entrée progressivement dans l’usage au fil de l’histoire sociale de la France et s’est inscrite dans les faits garantissant ainsi l’effectivité du libre exercice du droit syndical.
Pour rappel, c’est dans le respect de ces principes constitutionnels et républicains, que les élus Communistes avec la gauche castelroussine ont été à l’origine de l’installation de la Maison des syndicats « Louise Michel » rue d’Aquitaine, à proximité d’un quartier populaire, avec l’implantation dans un premier temps des syndicats CGT et CFDT. Les autres organisations syndicales devaient les rejoindre au fil du temps, mais avec une extension des surfaces mises à disposition et sans réclamer le paiement des charges locatives qui sont insupportables pour des organisations de salariés.
Malheureusement, l’arrivée de M. MAYET en 2001 à la tête de notre ville a modifié la donne en inscrivant Châteauroux comme ville pilote au service de sa classe politique, en supprimant la subvention accordée aux syndicats et en retirant la mise à disposition gracieuse de locaux. Depuis la ville de Chartres lui a emboité le pas.
Avec l’éviction des deux inspecteurs du travail de l’Indre jugés trop encombrants par l’Union Patronale, notre département serait-il devenu le laboratoire à un retour vers un passé féodal lointain dans les rapports sociaux, au moment où les mots « partenaires sociaux » et « négociation sociale » fleurissent dans les discours ?
N’est-ce pas cette même logique qui amène certains patrons et élus de droite à favoriser l’enseignement privé et intégriste surfant sur l’idéologie de l’extrême droite dans un objectif de combat contre toute émancipation du peuple et des salariés ?
Non contents d’affaiblir les services publics et par là même l’économie locale, la droite et le Patronat ne cherchent-ils pas à mater le mouvement social et syndical dans un contexte de crise économique qui s’amplifie ?
Le Front de gauche soutiendra toutes les initiatives qui seront prises par les syndicats et invite à la mobilisation de toutes et tous pour la défense de la démocratie et pour son développement au sein de l’entreprise.
Châteauroux,mercredi 28 novembre 2012